Les salariés d’Arcelormittal à Florange attendent sans grande surprise la décision officielle de la direction du groupe quant à la fermeture définitive des deux hauts fourneaux. Cette décision va impliquer le licenciement de près de 600 personnes du site concerné.

 

Le gouvernement tente de faire pression sur la direction d’Arcelormittal pour trouver un repreneur, à grand renfort d’annonces sans lendemain, Le ministre du redressement productif fait mine de pouvoir faire plier Lakshmi MITTAL. Les salariés sont en permanence, depuis 1 an ballotés , entre de l’espoir et de la résignation.

 

La sentence va tomber et tous savent l’issue de ce drame industriel.Sur fond de mal être social le gouvernement veut accélérer le vote d’une loi qui devrait permettre d’obliger les entreprises qui souhaitent se retirer d’un marché, d’un site industriel, de faire l’effort de retrouver un repreneur dans le but de préserver l’emploi et l’activité industrielle locale.

 

Un travail en amont a déjà été engagé avec les partenaires sociaux et le gouvernement pour faire en sorte que cette loi soit la plus adaptée.Malgré cela la volonté du ministre du redressement productif est d’aller vite pour montrer qu’il est actif alors que la décision d’Arcelormittal va tomber et démontrer que le pouvoir de l’entreprise est plus fort que celui d’un ministre.

 

La précipitation dans le vote de la loi va à l’encontre du dialogue engagé et des échanges constructifs entre les partenaires sociaux et le gouvernement.

 

Pour un dialogue social efficace, tous les acteurs se doivent de respecter des principes incontournables: L’écoute respectueuse des parties , l’analyse des points de vues , les échanges constructifs, le respect des plannings et des feuilles de route, la mise en accord des décisions prises en commun.

 

Toute forme de précipitation pourrait être vécue comme du rejet de ces principes de base.