Un mois à peine après l’élection présidentielle, les directeurs de l’IEDRS Christian Bos et Christophe de Meeus, ont voulu partager avec la nouvelle première dame de France un sujet qui sied à notre cœur de métier : l’apprentissage d’une communication maîtrisée et apaisée.

Nous ne sommes pas sans connaître votre profession et à ce titre nous pouvons imaginer, une sensibilité particulière et une expérience certaine dans l’éducation des jeunes que vous avez accompagnés. Chacun d’entre nous traverse un cursus éducatif avec un sac à dos qui remplit de pierres plus ou moins grosses, parsemant notre vie d’adulte et les choix qui sont faits. Ancrée consciemment ou non, notre construction en tant qu’individu et notre rapport à l’autre sont indéniablement marqués par ces années où l’éducation nationale a eu et à un rôle à jouer.  Les institutions scolaires ne se résument pas à des tables, des chaises, un tableau noir et un enseignant venant partager son savoir. Il s’agit d’un lieu de vie, d’un magnifique environnement multiculturel qui se devrait d’être à l’abri des maux dont nos actualités se font écho. La lutte contre le harcèlement en milieu scolaire, par exemple, est un combat majeur. Il est impératif de protéger les enfants d’eux-mêmes et des autres, et ainsi protéger l’adulte en devenir.

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Nous partons du postulat que le harcèlement est avant toute chose une façon de « communiquer inadaptée » via une violence verbale et ressentie par le « harcelé » comme une violence psychologique. L’éducation nationale a, à notre sens, cette responsabilité d’éduquer ces jeunes au poids et au choix des mots pour permettre une communication sereine.

(Extraits de la lettre écrite par les directeurs de l'IEDRS)

Cette semaine Pierre-Olivier Costa, directeur de cabinet de Brigitte Macron, a répondu à nos réflexions sur les outils de communication à mettre en œuvre pour parvenir les situations conflictuelles au milieu scolaire.

Dans sa lettre, le directeur de cabinet de la première dame, nous communique la transmission de notre proposition au ministre de l’éducation nationale, Monsieur Jean-Michel BLANQUER, afin qu’il en prenne connaissance.

Nous nous sentons fiers et honorés de l’attention portée par Madame MACRON et son équipe à notre Institut et espérons que le projet d’intégrer un enseignement basé sur le Savoir être pour savoir faire, avec la transmission d’outils pour prévenir les situations conflictuelles que peuvent rencontrer les jeunes adultes, deviendra une réalité.